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... ou le tour bes banques en 80 secondes
Actuellement en France, 15 établissements se partagent la moitié des 103 milliards d’euros d’encours de crédits à la consommation. Les banques traditionnelles ont laissé le soin, en façade, à des sociétés ou filiales spécialisées, dont elles sont en général actionnaires, de développer le crédit à la consommation pour cause d’encadrement bancaire du crédit. Le principal intérêt pour elles est de contrôler, en sous-main, de véritables usines à cash (Cetelem pour BNP-Paribas ; Sofinco-Finaref pour Crédit Agricole ; Cefi pour Caisse d’Epargne...). Une stratégie payante si l’on considère qu’“en moyenne, le taux de casse est compris entre 1 et 3% en France contre plus de 5% aux Etats-Unis” d’après Olivier Costa de Beauregard, PdG de Netvalor (filiale du CCF et gestionnaire du site 123.com).
Une autre raison décisive pour que les banques s’accaparent la manne de ces usines à crédit, c’est que le coût d’acquisition du client est particulièrement bas. Un constat positif auquel s’ajoute le fait que l’emprunteur n’est en général pas très regardant sur le taux du crédit, mais davantage sur le montant en valeur absolue de ses mensualités.
10 PRINCIPAUX ORGANISMES DE CREDIT EN LIGNE SECURISES ET GRATUITS
www.egg.fr
www.123credit.com
www.123pret.com
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UNE VERITABLE EXPERTISE
Derrière la vitrine des offres alléchantes et de crédits faciles, se cache en réalité une gestion industrialisée des dossiers doublée d’une véritable expertise. Dans les établissements de crédit déjà bien implantés, les critères de sélection sont aussi draconiens que ceux utilisés par le banquier traditionnel. L’usage informatisé de la technique du “scoring” permet de mesurer instantanément la solvabilité du client et donc le niveau de risque pris par l’établissement financier. Il s’agit d’une grille de notation régulièrement ajustée par des équipes d’actuaires et de statisticiens.
En marge de cette technique bancaire bien rodée, l’efficacité du marketing financier permet de réaliser un ciblage de plus en plus précis des clients potentiels. Parmi les dérives de cette approche, il n’est pas rare de recevoir par courrier ou par e-mail des offres de crédit à la consommation, sans demande préalable de la part du client, dans le but déguisé de faire du renseignement financier en essayant d’identifier le niveau actuel d’endettement et de ressources de la cible concernée. Il s’agit là principalement d’informer la banque partenaire et/ou de céder des fichiers actualisés à d’autres organismes financiers alliés, plus qu’à proposer réellement l’allocation d’un crédit.
LA DEMANDE DE CREDIT EN LIGNE
Les actifs et les dirigeants de PME ont tendance à être globalement timorés et à se placer spontanément en position d’infériorité par rapport aux banquiers. Or, il faut savoir qu’un particulier ou le mandataire d’une entreprise qui obtient un crédit bénéficie par définition d’un “bon dossier”. De ce fait, il peut donc plus facilement obtenir le financement dont il a besoin auprès d’autres établissements, voire même dans un cadre encore plus souple.
Aussi le grand avantage de la demande de crédit en ligne réside dans la possibilité de réaliser plusieurs demandes d’emprunts virtuelles directement de chez soi, sans devoir s’exposer à d’autres questions ou obligations relationnelles face au banquier. Grâce aux simulations de crédit 7 jours sur 7 et 24H sur 24, il est ainsi facile d’avoir rapidement une idée de sa propre solvabilité, ainsi que la fourchette des taux pratiqués, avant de consulter en chair et en os son propre banquier.
LE PRINCIPE DU QUESTIONNAIRE
La plupart des demandes en ligne se réalisent de manière quasi identique sur l’ensemble des sites, même si le standard contractuel de l’organisme A peut être très différent de celui de l’organisme B. Il suffit donc de suivre pas à pas un questionnaire informatisé (10 à 25 minutes), en s’appliquant à répondre précisément à chaque question posée (état civil, situation professionnelle, familiale et financière). Un système d’assistance téléphonique est parallèlement accessible afin d’aider à répondre aux questions les moins évidentes. Dans certains sites, une première analyse de scoring indique instantanément une réponse préfavorable ou non en affichant un numéro d’identification client. Il devient alors possible de télécharger directement les documents relatifs à l’offre préalable de prêt afin de les remplir dans la foulée.
Dans tous les cas, l’emprunteur doit adresser par courrier les pièces justificatives demandées (offre préalable signée, copie carte d’identité, dernière déclaration fiscale, bulletins de salaire, quittance officielle de domiciliation...) qui en général ne sont jamais retournées. La décision finale intervient quelques jours plus tard par le biais de la messagerie Internet, ainsi que par l’envoi d’un courrier officiel.
Voir aussi : Les financements de la création d’entreprise
Principales sources utilisées : Challenges - L’Entreprise - L’Expansion - Que Choisir
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